Dossier: Le langage en 12 questions

Jean-François Dortier et Nicolas Journet

Mis à jour le 14/02/2013

L’étude du langage a connu récemment une révolution, mais une révolution souterraine et presque invisible.

Il fut un temps, celui des années 1960, où la linguistique avait été une science pilote au sein des sciences humaines : on pensait alors en décryptant le langage trouver les clés de la pensée et même des structures sociales. Puis la discipline a perdu son aura et a été absorbée dans les sciences du langage, qui elles-mêmes ont été vampirisées par les sciences cognitives. La linguistique semblait ne plus être qu’un sous-continent, technique et obscur, des sciences de l’homme. Mais voilà que depuis quelque temps renaissent des théories et des champs de recherches qui renouvellent en profondeur le domaine.

Tout d’abord, dans les années 1990, les linguistiques cognitives avaient inversé le rapport entre le langage et la pensée, la pragmatique y a réintroduit les enjeux implicites de la communication. Puis des méthodes et des regards nouveaux sont venus ouvrir de nouvelles fenêtres sur le langage : l’imagerie cérébrale, le traitement informatisé de corpus de données, l’étude des troubles et dysfonctionnements, l’étude de la communication précoce chez les nourrissons, la néologie (étude des mots nouveaux), l’étude des langues rares et en voie de disparition, ou encore l’essor des études sur les origines du langage.

Comment rendre compte de la vitalité de ces recherches ? En interrogeant des spécialistes qui ont dû se plier au difficile exercice de répondre le plus clairement et simplement possible à une question clé sur la nature du langage, cette capacité si ordinaire aux humains, si simple à utiliser et si mystérieuse à comprendre.

Participez ! Nous manquons de mots pour dire notre amour. Pourquoi ne pas inventer quelques néologismes pour dire “je t’aime”?

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